Projet Molenbaix : CLEF réagit à la suspension du permis par le Conseil d’Etat.

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Face à la suspension du permis du projet Molenbaix la semaine dernière par le Conseil d’Etat, nous avons contacté différents médias afin de les alerter sur la situation en cours..

Voici le Communiqué de Presse relayé à ces médias :

Fait à Pipaix,
Le 08 mars 2018

Madame, Monsieur,

Le parc de Molenbaix est développé conjointement par ENECO, la Coopérative pour Les Energies du Futur (CLEF, 1300 citoyens coopérateurs, propriétaire de l’éolienne n°3) et IDETA.
Suite à la décision de suspension du permis du parc de Molenbaix par le Conseil d’Etat, CLEF souhaite interpeller les citoyens et le monde politique sur les motifs et conséquences de cette décision.

En effet, le Conseil d’Etat estime que l’autorité compétente ne disposait pas des éléments pour apprécier l’impact de la covisibilité du parc de Molenbaix avec le parc d’Avelgem, situé à 6,75 km de l’éolienne la plus proche du parc de Molenbaix.

Pour rappel, cette suspension intervient tardivement (les neuf personnes s’opposant ayant introduit leur recours plus d’un an après le début des travaux) alors que la plupart des éléments composant les éoliennes sont déjà sur site en attente d’être montés, et qu’une éolienne – l’éolienne citoyenne – est presque terminée ! Comme précisé par ENECO : « un blocage du chantier au stade actuel entraînerait un préjudice dans le chef des promoteurs du projet qui pourrait s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros. » (extrait du rapport du Conseil d’Etat)

La suspension des travaux intervient pour une durée indéterminée et entraine une série de dommages : stockage et sécurisation supplémentaire du matériel sur site, encombrement et perte d’exploitation des parcelles agricoles, risques accrus de dégradation et de vol du matériel, pertes financières pour les investisseurs, les communes et les citoyens. Pour le plaisir visuel subjectif de neuf personnes.

Les citoyens soutenant le projet manifestent également leur colère vis-à-vis de l’utilisation abusive du système de recours et de l’effet « Not in my backyard ». En plus de ralentir l’effort énergétique nécessaire à la sortie du nucléaire, ces abus de recours ont des impacts sociétaux et économiques pour l’ensemble de la population. Effectivement, plus il y a d’obstacles au développement de projets, plus leur coût est élevé. En somme, une perte de temps, d’argent, d’efficacité face à ces problématiques urgentes. Le plus souvent, pour le plaisir visuel subjectif de quelques individus.

La pertinence du projet ne faisant aucun doute aux yeux des promoteurs (citoyen, privé, public), nous reprendrons les procédures autant que nécessaire afin d’en poursuivre la construction et l’exploitation.

Nous restons disponibles pour de plus amples informations, interview ou intervention sur un sujet en lien avec cette problématique.

Bien à vous,

Le Conseil d’Administration de CLEF

Contact CLEF scrl : Thibault Watremez
thibault.watremez@clef-scrl.be
0492830975